mer 10 jan 2007
Ce n’est pas dans la nostalgie que je m’adresse à la Dame de Bourgogne, mais dans la passion du jour, l’amour mûr du moment mouvant.
Car il n’est qu’une patronne à Vézelay qui surclasse toutes celles qui s’agitent dans le ministère de ses murs bosselés, parfois.
Sa couronne est posée au faîte de la colline, ses cheveux se déroulent doucement, caressant les tourments des âmes qui l’occupent, dans les parfums sublimes de chaque matin naissant. Ces mêmes matins bavards qui hurlent sans retenue par les chants des oiseaux que l’on entend si bien derrière la basilique, suspendus sur le monde face au soleil levant.
Madeleine, tu sais bien qu’en ce lieu, noué au cœur de la vouivre, la simple sérénité n’est pas donnée aux fous. Iceux même qui cherchent les honneurs, la notoriété vaine ou l’impression de posséder ton âme. On en verra encore, dans les temps à venir…
J’ose cependant espérer, que quelques êtres vraiment amoureux de ta grâce, de son expression « Terre », libèrerons bientôt tes charmes que eux seuls encore devinent, cachés par le nuage des idéaux modernisateurs.
Il est ringard ce mot : « modernisateur », d’autant plus ringard, qu’il est très adapté à cette fin de courant, qui dans les spasmes de son agonie convulsionne désespérément devant la nécessité « Spirituelle » des temps du maintenant.
Le Poisson se noie dans le mystère du Verseur d’eau.
La nécessité vient du besoin .Si l’humain a besoin de confort, il n’a pas forcément, au nom de la dignité de son essence véritable, besoin d’être assisté par des systèmes moches qui nuisent avant tout à ses représentations de la beauté. Cette même beauté qui lui apporte dans la matière, la possibilité de rêver .Car rêver est un réel besoin. Eveillé ou endormi, c’est par le rêve que l’homme se différencie de la machine.
Rêver éveillé, c’est encore un luxe que l’on peut s’offrir dans quelques rares endroits du Monde. Vézelay en est un, Parce que Vézelay est belle, spirituelle, offerte à tous les regards du monde. Vézelay, c’est la Beauté d’une Madeleine dont les larmes sont autant d’étoiles d’espoir,jetées sur la terre des hommes.
Du loin, où je vous parle, je fais parti des amoureux de ce village dont j’ai été aussi un habitant. La vie m’a éloigné de ce lieu. Je reste Vézelien dans le cœur, et j’encourage avec ferveur les Fervents Serviteurs de la Madeleine, à se battre encore pour préserver sa respiration naturelle et sa sainte et saine Vibration (tellurique, cosmique, non pas électromagnétique).
Je Salue amicalement, les ami(e)s de Vaud’là …
Phil. philom@caramail.com
Petit Supplément :
Communiquez Gens de Vézelay, vous avez un ordi, une connexion internet, les moyens par ce Blog, de pouvoir le Faire. Communiquez !!! C’est le poison de notre monde, la gueule de bois d’un village comme Vézelay, que d’attendre seulement le moment du conseil municipal, pour déballer en vrac, tout ce qu’on a à dire, sous le regard indifférent des élus qui attendent, que ça passe. (J’ai connu cela).
Là on peut vous lire, vous relire tranquillement, l’info existe, elle peut circuler, se faire connaître. Alors n’hésitez pas, Blague à part, sachez Bloguer, sans peur de Bugger.
A Bientôt, Peut être.
Phil.
Un commentaire à “Contribution d’un philosophe”
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13 janvier 2007 à 11:34
Bravo à Phil qui s’est lancé pour une première contribution. Espèrons que d’autres personnes suivront le pas…